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Comprendre

Phototypes : pourquoi votre couleur de peau détermine le traitement

Mis à jour le 5 août 2026

L’échelle de Fitzpatrick classe les peaux en six phototypes selon leur réaction au soleil. Établie en 1975 pour la photothérapie, elle est devenue l’outil de référence du réglage laser : c’est elle qui détermine la longueur d’onde utilisable et la quantité d’énergie que la peau peut recevoir sans dommage.

Les six phototypes

  • I — peau très claire, cheveux roux ou blond vénitien, taches de rousseur. Brûle toujours, ne bronze jamais.
  • II — peau claire, cheveux blonds à châtain clair. Brûle facilement, bronze difficilement.
  • III — peau claire à mate, cheveux châtains. Brûle modérément, bronze progressivement.
  • IV — peau mate, cheveux bruns à noirs. Brûle rarement, bronze facilement.
  • V — peau brun foncé. Brûle très rarement, bronze intensément.
  • VI — peau noire. Ne brûle pratiquement jamais.

Pourquoi c’est le paramètre central

Le laser cible la mélanine. Or la peau en contient elle aussi, en quantité croissante du phototype I au VI. Plus l’épiderme est pigmenté, plus il capte d’énergie sur le trajet du faisceau — et cette énergie captée par la peau ne sert pas à détruire le poil : elle la chauffe.

Deux conséquences pratiques :

  1. La longueur d’onde doit s’adapter. Au-delà du phototype IV, l’alexandrite devient risquée et le Nd:YAG, moins absorbé par la mélanine de surface, s’impose. C’est un impératif de sécurité, pas une préférence.
  2. L’énergie délivrée doit être réduite à mesure que le phototype augmente, ce qui explique qu’un traitement sur peau foncée demande souvent davantage de séances.

Le contraste peau/poil compte autant que le phototype

Le cas idéal n’est pas « la peau la plus claire possible » mais le plus fort contraste entre une peau claire et un poil foncé. Un phototype I avec des poils roux ou blond clair est en réalité un cas difficile : la peau tolère beaucoup d’énergie, mais le poil n’en absorbe pas assez. À l’inverse, un phototype IV avec des poils noirs épais répond très bien, à condition d’utiliser la bonne machine.

Le bronzage change les règles

Une exposition solaire récente augmente la mélanine épidermique et fait glisser temporairement la peau vers un phototype plus élevé, sans que le poil ait changé. Traiter une peau bronzée expose à des brûlures et à des taches — hyperpigmentation ou, plus difficile à corriger, hypopigmentation.

La règle appliquée par les centres sérieux : pas d’exposition solaire ni d’UV artificiels dans les quatre semaines qui précèdent et qui suivent une séance, autobronzant compris. Un praticien qui ne pose pas la question du bronzage avant de tirer devrait éveiller votre méfiance.

Ce qu’un bon centre fait de cette information

La détermination du phototype relève de la consultation préalable, qui doit précéder la première séance. Elle s’accompagne idéalement d’un test cutané sur une petite zone, avec un délai d’observation de 48 à 72 heures, pour vérifier la tolérance aux réglages retenus.

Ces deux éléments comptent parmi les critères de notre note. Vous pouvez filtrer l’annuaire sur les centres qui les annoncent explicitement.

Questions fréquentes

Comment connaître mon phototype ?

Il s'évalue à partir de la couleur naturelle de la peau non exposée, de la couleur des yeux et des cheveux, et surtout de votre réaction habituelle au soleil : brûlez-vous facilement, bronzez-vous progressivement ? Le praticien le détermine lors de la consultation préalable.

Mon phototype change-t-il quand je bronze ?

Le phototype est une caractéristique constitutionnelle qui ne change pas. En revanche, un bronzage récent augmente temporairement la mélanine épidermique et impose de réduire les réglages ou de reporter la séance.

Ces informations sont fournies à titre général et ne remplacent pas une consultation médicale. Seul un médecin peut évaluer si l'épilation laser est adaptée à votre situation.

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